Au bout de 60 mètres de piste, tu arrives à la fin de l'école primaire. Jusque là tu as fais le plein de souvenirs, des moments simples mais tellement magique... Sa te paraît tellement naturel mais tu te rendra compte qu'en grandissant tu oublieras l'essentiel.
Arrive le premier virage, tu prends de la vitesse, tu désir maintenant l'inaccessible, tes premiers besoins d'attention apparaissent. Les différences t'éloignent de certains que tu commence à mépriser.
Arrive le second virage. Là tu commence a perdre pieds, ta méchanceté devient propre et tu y prend goût. La mauvaise route s'offre a toi: soit tu continu soit tu t'arrête. A ce stade, l'argent régit dans ta tête, t'en oubli ta propre famille, tu désir ceci cela au détriment du repas de ton père. A tes yeux seul le superficiel et l'apparence compte, tu commence a étouffer autour de ces gens simples, sans intérêt à tes yeux... Tu t'arrête.
Puis il y a ceux qui continu, pas qu'il sorte bon du virage mais car ils ont une vision particulière du monde. Ils ont conscience du changement à opérer sur la société. Au quotidien ils essaient de changer les choses en commençant par se changer eux mêmes. Du coup ils prennent de la puissance et arrive a une vitesse respectable mais la chute peut être brutale...
La perte de tes héros te montent à la tête. Une larme se noie a la sueur. Tes mauvais choix, tes erreurs, ta culpabilité te ralentissent mais ce n'est pas cela qui t'arrêtera car tu as envie de t'en sortir, tu as l'impression d'être déterminé ainsi. Tu respire et regarde l'horizon, te vienne alors ces paroles : « Man a trop pleuré fais pas couler plus d'encre de ses paumettes. Ta la vie devant toi, montre qui tu est, même seul contre tous continue d'y croire au fond du gouffre, donne toi les ressources pour avancer en fin de course si tu est en manque de souffle. »
Désormais, tu ne vois plus que les tiens, leurs soucis, leurs malheurs, leurs tristesse, tu désespère autant qu'eux, donc tu accélère, tu donne tout ce que tu as, t'entend derrière toi les autres dire « putain il court vite ». Toi tu te dis: « normal je fuis... »
Puis arrive enfin l'arrivée.... Dépourvus de logique tu t'arrête pas, tu sent les crampes, tu sent ton souffle s'étouffer mais tu reste dans ton rythme. Nan tu est pas comme tout le monde, tu peut pas t'arrêter et cela pour la bonne raison qu'on compte sur toi, tu ne comprend plus ce monde, pas que tu sois pas heureux, seulement, tu ne te sent pas à ta place, une place seulement éphémère peut être, qui sais? "


